Microsoft and the coffee-table shaped computer that responds to touch May 31, 2007
Posted by josephcargo in Développement, E-Commerce, IT Services, Microsoft, Technologie, Vista, Web, Web 2.0, Web service, Windows, ingénierie.4 comments
Surface is essentially a Windows Vista PC tucked inside a shiny black table base, topped with a 30-inch touchscreen in a clear acrylic frame.
Five cameras that can sense nearby objects are mounted beneath the screen. Users can interact with the machine by touching or dragging their fingertips and objects such as paintbrushes across the screen, or by setting real-world items tagged with special bar-code labels on top of it.
Unlike most touchscreens, Surface can respond to more than one touch at a time.
The price tag is between $US5000 and $US10,000 per unit.
Pourquoi NetBeans IDE 6.0 sera mieux que 5.5 ? May 28, 2007
Posted by josephcargo in Développement, Eclipse, Frameworks, Free Software, Software, Technologie, Web, Web service, ingénierie.10 comments
En général NetBeans est un IDE développé en Java. Le projet NetBeans offre un IDE open source avec une plateforme. Tous ces deux permettent de donner la possibilité de développer n’importe quel type d’application.

Qu’est ce qui est nouveau dans la version 6.0 ?
D’abord la version 6.0 de l’IDE Netbeans sortira en novembre 2007. Elle contiendra plusieurs évolutions concernant :
L’éditeur :
- Il sera plus attractif, plus rapide au niveau des propositions des keywords (que celui de la version 5.5), et plus proche des fonctionnalités d’achèvement fournies par l’éditeur d’Eclipse 3.2 (peut-être mieux).
- Highlights : Très évolués par rapport à la version 5.5
- Achèvement de code (code completion) : La nouvelle version de l’IDE va permettre d’insérer un nombre remarquable de bloc de code ce qui va nous permettre de nous concentrer plus sur le cœur métier.
- Navigation dans le code : pas besoin d’aller rechercher d’une manière basique son mot-clé, la navigation mis en place est bien évoluée et rapide à la fois.
Ruby/JRuby/Ruby on Rails!
- Vous pouvez créer rapidement des projets Ruby avec une structure logique bien construite, exécuter les fichiers Ruby, configurer d’autres interpréteurs (JRuby, Ruby), exécuter les RSpec, réaliser les tests U…
- Editeur Ruby très avancé : utilisant la sémantique de l’information, l’éditeur est doté d’un code completion (achèvement de code) riche en associant la documentation RDoc. La possibilité de sauter d’une classe à l’autre sans déplier l’arborescence et en utilisant uniquement le code (Franchement ça ne m’étonne pas du tout vue que j’utilise ce genre de tools massivement depuis Eclipse 3.0 !)
- Génération des projets Rails : apparemment la génération des outils graphiques semble bien foutue. En effet, les plugins assurant cette fonctionnalité sont bien documentés genre de ne pas nous trop égarer. En plus, le fait de sauter d’une action Rails à sa vue qui lui correspond est d’une facilité énorme, sans parler de la visualisation des résultats sur un navigateur qu’on choisit à l’avance. Le contenu des fichiers RHTML est en mode highlight (le support NetBeans 6.0 gère bien les relations avec d’autres fichiers JavaScript et CSS)
Mise à jour :
L’installation ou/et la mise jour d’un certain nombre d’extensions et de fonctionnalités devient à la fois facile et rapide.

Développent du Swing GUI :
Je me contente juste de donner un exemple pour bien montrer où se situe la force des applications Swing sous l’IDE NetBeans 6.0 :
- En utilisant le template ” Java Desktop Application project “, on peut créer rapidement une forme qui affiche une table de base de donnée en offrant la possibilité de la modifier… Pour ce faire, un simple drag de la table sur l’objet “form” fait l’affaire ! C’est sympa je trouve !
Profiling :
Franchement c’est la chose qui me plait plus en utilisant NetBeans. NetBeans profiler est devenu une partie intégrante de la version 6.0. De plus en plus on code, le code devient plus épineux à régenter. Pour gérer le temps de réponse, les parties de code qui prennent plus du temps pour être exécutées, les tas et la mémoire, les fonctionnalités Profiler s’imposent comme la solution la plus pertinente pour l’évaluation du code en matière de temps de réponse et de l’optimisation de la rapidité de la réponse.
J2EE et le Web :
JavaScript est bien cerné dans cette version en ce qui concerne le highlighting, le code completion…Cela concerne aussi les scripts RHTML, JSP et HTML.
Pour les Web Services, mieux évoluées que la version précédente (Drag/Drop des web services sur las pages…)
Mobile :
Nouveaux composants du Visual Mobile Designer qui simplifie énormément la création et la modélisation des fichiers Mobile, les SMS, PIM…
SOA :
La version 6.0 de NetBeans fournit une interopérabilité inouïe avec les services .NET. La connexion et la déconnexion aux services web sont mieux gérées.
Voila un petit truc pour commencer à réfléchir si ça vaut le coup de passer d’une version précédente ou même d’un autre IDE à NetBeans. Personnellement, je me sens mieux disposé à continuer sur Eclipse (avec MyEclipse) d’autant que je n’aime pas beaucoup me dénaturaliser, surtout, je me sens que je maîtrise bien Eclipse quelque soient les difficultés qui se présentent parfois pour installer un nombre de plugins (ah les web services mais ça roule.)
PS : A ma connaissance, Jeremy travaille beaucoup avec NetBeans (la version 5.5 je crois !), vous pouvez lui demander si jamais vous voulez plus de détails.
Partie 1 : L’urbanisation d’un SI May 21, 2007
Posted by josephcargo in Conseil, Consulting, Entreprises, IT Services, Politique, SI, Technologie, Web, Web service, ingénierie.12 comments

C’est un terme assez fort, je me suis rendu compte de sa vraie force lorsque j’ai commencé mon stage dans LBP. A vrai dire, un nombre énorme d’applications informatiques encapsulées dans des projets à différentes architectures techniques doivent être “saisies” avant de commencer la refonte du SI de toute la banque. Le DSI de LBP est un autre monde plein d’énigmes. Des gros projets qui ont été commencés depuis 25 ans et qui doivent pouvoir continuer à offrir leurs services tout en modernisant tout le SI de LBP.
D’abord la bataille des différentes applications informatiques dans un environnement hétérogène laisse croire qu’il est impossible de banaliser l’accès au SI et donc de l’homogénéiser. Un travail de refonte de telle envergure prend au moins 2 ans, en sachant que ce n’est pas sûr qu’il va continuer. Ici, j’ouvre une parenthèse en disant que de grosses boites (sans citer leurs noms) ont voulu urbaniser leur SI mais au bout d’une dizaine d’années, elles se sont arrêtés à le faire vu sa complexité périlleuse et donc son impact sur le fonctionnement de l’intégralité du SI. C’est une question soit d’un bon fonctionnement ou d’un dysfonctionnement, il n’existe pas de solutions entre les deux.
Alors j’ai dit au moins 2 ans (en tenant compte bien entendu de la taille du SI, de ses composantes, des équipes mises en place pour le modéliser…), mais le cabinet de conseil où je suis, a relevé le défi en affirmant qu’il est possible de le faire en 6 mois ! Voila, je suis en quelques sorte visé car mon stage est équivalent à cette période. Je n’infirme pas que le travail qui nous attend (on est 4+1+1) est bien un boulot d’arrache-pied qui consiste à proposer une solution concrète et draconienne pour “sauver” le SI de LBP. Toutefois, je crois à la compétence des gens qui travaillent dans mon cabinet de conseil ainsi que je crois aux qualités des personnes qui tiennent la responsabilités des différents composants du SI de LBP entre leurs mains et plus particulièrement le personnel de la DSI. Jamais, je dis bien jamais, un travail dans une DSI n’a été aussi facile que ça ! Ici on mise et je n’aime pas le dire : On n’a pas le droit de commettre une faute, sans parler des qualités que je m’oblige à les avoir en tant qu’un consultant ou consultant-architecte.
Mais c’est quoi l’urbanisation ?
L’urbanisation est un concept qui vise à simplifier le SI et à améliorer la communication entre ses composantes, tout en offrant une plus grande réactivité lorsqu’il s’agit de le faire évoluer.
Le But ?
- Battre un système informatique existant « en cheminées »
o Développement progressif du SI, construction d’application propre à chaque domaine
o Le besoin de récupérer et de transmettre les informations traitées par ces applications s’est traduit par une imbrication forte des composants du SI et par de la redondance d’informations.
- Des exigences métiers de plus en plus fortes
o Mise en place de nouveaux produits et services dans un marché fortement concurrentiel
o Élargissement des canaux de distribution
- Vers un système informatique souple et évolutif
o Permettre un accès au SI banalisé, cohérent, et multi canal
o Donner une position centrale à la gestion de la relation client (découplage client/canal/services)
o Fournir des offres rapidement et à moindre coût
o Séparer la gestion des opérations financières de la gestion des comptes
Pour la définition du canal, cela est une autre chose, je le développerai dans un article subséquent.
On ne peut pas urbaniser un SI sans mettre en place une base documentaire qui est composée de :
1 cadre = Cadre de référence
1 méthode = Guide de modélisation : Démarche
1 dictionnaire = Guide de modélisation : Dictionnaire des concepts
Ma mission consiste à élaborer ces derniers composants de la banque documentaire. Pour ce faire, il faut opérationnellement passer voir toutes les architectures mises en oeuvre dans les différents serveurs (en imaginant le travail que cela demande au niveau de la Comm.), ensuite,une phase ciné qua none de l’élaboration d’une synthèse technique qui permet de fournir une vision lucide sur tous les composantes du SI.
Ici, je dois évoquer le plan d’urbanisme qui est l’un des vrais piliers de l’urbanisation d’un SI. Lire plus de 50000 pages (Dossiers d’Architectures Techniques) rien que pour modéliser la couche Logique du SI. Il y a bien entendu une couche Métier qui doit précéder la couche Logique. L’organisme où je suis a une DSI compliquée. C’est vrai que LBP date de 5 ans mais son SI est bien plus vieux. Les applications sont déployées sur des architectures techniques bien différentes entre elles et basées dans la plupart des cas sur des concepts propres à LBP (Cloisonnement de la couche Logique, PNiLD…)

Les objectifs ?
Les objectifs opérationnels de l’urbanisation sont :
- D’aligner les architectures métier, fonctionnelle, applicative et technique
- De rompre avec les logiques « en cheminées » du système informatique
- De mutualiser les fonctionnalités
- D’unifier les données correspondant à la même information (et donc de partager les référentiels)
Les objectifs de base de connaissance :
- Faciliter la capitalisation de la connaissance, et donc le partage, la communication et la visibilité sur les actions de la DSI
- Faciliter la décision et le pilotage global des évolutions du SI
- Faciliter les prévisions budgétaires
- Faciliter les études d’impacts lors de demandes d’évolutions
La suite : A la prochaine.
Google : plate-forme de travail collaboratif en ligne February 23, 2007
Posted by josephcargo in Entreprises, Frameworks, Free Software, Google, IBM, IT Services, Microsoft, Software, Technologie, Web, Web 2.0, Web service, Windows, ingénierie.5 comments

Cibler les services collaboratifs pour les PME, aller plus loin au-delà des revenus des publicités, voila la vraie tendance de Google. Je ne dis pas que c’est nouveau, mais le collaboratif devra dévorer les petites applications de mails et de chat. En s’imposant comme le vrai pionnier du Web 2.0.
C’est justement une nouvelle ère qui commence avec le lancement en France de deux services collaboratifs en ligne à destination des entreprises. Lancés à un mois d’intervalle, d’abord par Microsoft avec Office Live, puis aujourd’hui par Google avec Google Apps Edition Premium, ils ont pour objectif de séduire les PME-PMI où l’informatique n’est pas le cœur de métier.
Avec Google Apps Edition Premium, Google reprend le principe de son service Google Apps lancé en août 2006. Sa suite d’applications comprend :
- Le service de messagerie électronique Gmail ;
- L’agenda partagé Google Agenda ;
- La messagerie instantanée et la voix sur IP de son offre Google Talk ;
- La fonctionnalité de création de site Web personnalisable Start Page.
Google Apps Edition Premium promet aux clients :
- Un taux de disponibilité du service de 99,9%, ce qui n’est pas mal ;
- Un espace de stockage de 10 Go (10 fois plus que la quantité d’espace disque fournie aux particuliers, et garanti sans publicité) ;
- Dans l’optique de simplifier au maximum l’utilisation de son service, un support technique par téléphone sera mis en place 24h/24 et 7j/7.
Ce service est disponible pour 50 dollars par an et par employé ! Un prix cassé par rapport aux logiciels de travail collaboratif en mode client / serveur, tels IBM Lotus Notes ou Microsoft Office 2007.
Des interfaces de programmation (API) pour la migration de données, la gestion de l’utilisateur, l’authentification unique et la personnalisation d’interfaces ont été mises à disposition.
Finalement, la sécurité du site Internet est assurée par le prestataire, en l’occurrence Google.
Google and business users February 23, 2007
Posted by josephcargo in Développement, E-Commerce, Free Software, Google, IBM, IT Services, Microsoft, Software, Web 2.0, Web service, Windows.1 comment so far

Google is making a serious push into the business software market with a challenge to Microsoft and IBM as it launches a $50-a-year package of online tools for companies.
The internet company is offering businesses a package of internet-hosted messaging, word processing and spreadsheet services as a lightweight and cheaper alternative to the features on Microsoft’s Office software suite.
Microsoft has begun offering some online services for small businesses, such as website building tools and email, through its Office Live programme. Last November, Bill Gates hinted that Microsoft was planning to launch simple versions of its Office software tools online.
However, this has yet to happen, and Microsoft has argued that while there is a market for some web-hosted services, most people would be uncomfortable relying solely on an internet connection for key business software.
Google’s package will challenge Microsoft not only on functions but also on price.
Sarkozy, Segolene et Google Trends. February 10, 2007
Posted by josephcargo in Culture, France, Google, IT Services, Politics, Politique, Technologie, Web, Web service.4 comments

Cela veut dire, que Ségolène a commencé d’être un sujet de recherche sur Google d’une manière un peu intensive à partir du mois de juin à juillet 2006. Sarkozy a fait quelques pics surtout dans la fin de l’année 2005, tout le monde peut deviner pourquoi ? La crise des banlieues et la violence urbaine ont fait en sorte que le ministre de l’intérieur fait preuve du premier homme politique dans le stade pour “nettoyer les cités au carchers”, et désigner les jeunes qui protestaient à Montreuil de “racaille”.
IBM software hides consumer data trail January 28, 2007
Posted by josephcargo in Eclipse, Frameworks, IBM, IT Services, Web, Web service.1 comment so far
Idemix, part of Eclipse, will hide online transactions
By Paul F. Roberts on Infoworld
January 26, 2007

IBM on Friday unveiled a new open source software project, IBM Identity Mixer, or “Idemix,” that the company said will mask consumer information exchanged in Web transactions and helping to combat online identity theft.
Idemix was created by IBM researchers in Switzerland and will enable consumers to purchase goods online without disclosing sensitive information. The new technology acts as a middle man in online transactions between merchants and consumers. The software creates “pseudonyms” for online transactions that satisfy requirements for sensitive information, such as credit card number, social security number, date of birth or driver’s license number, without actually providing the information, according to a statement from the company.
IBM plans to contribute Idemix to the Eclipse Open Source Foundation’s Project Higgins, an open source identity management framework backed by IBM, Novell and Harvard University.
Idemix will be a privacy layer for Higgins that will allow pseudonyms to be shared between Higgins-compliant systems. That will mean that sensitive information does not need to be replicated between multiple, third party systems in an identity management solution, IBM said.
Trusted third parties (banks or government agencies) will issue vouchers to systems build using Idemix that contain the confidential information (say, a bank account number). When online purchases are made, Idemix seals the IBM will digitally sign and seal the information so that it can be transmitted online, the company said.
That kind of secure transaction was the vision behind Higgins, the open source project that IBM and Novell announced in February, 2006 (infoworld/3935).
Higgins, which also involves, Harvard Law School’s Berkman Center for Internet and Society, is intended to develop identity management technologies that make it easier for consumers to control the use of sensitive identity information online and between Web sites, and to give users control of their own information.
Security for sensitive data is a pressing issue for consumers and companies alike. The theft of customer financial data from TJX Co. (infoworld/4964), OfficeMax, CardSystems Inc. and others has highlighted the problem of proliferating online data within and between companies.
Higgins is just one effort to tackle that problem. In November, Oracle Corp. announced the Identity Governance Framework, an initiative to develop specifications for sharing identity data between applications. (infoworld/4965).
In addition to providing the Idemix software to Eclipse, IBM will incorporate it with its Tivoli identity management software.
Amazon est-il encore un cybermarchand ? January 26, 2007
Posted by josephcargo in E-Commerce, IT Services, Web service.3 comments
D’après JDN
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Du cyberlibraire au centre commercial en ligne, du e-commerce aux web services… Amazon tisse sa toile dans toutes les directions, et son positionnement n’est plus aussi évident à identifier. Pourtant, si l’on veut comprendre les mutations qui sont à l’œuvre chez ce pionnier de l’Internet, et leur accueil sur le marché, la réponse à cette question est essentielle : qu’es-ce que Amazon, aujourd’hui ?
Qu’arrive-t-il à Amazon ? Le chiffre d’affaires de l’entreprise est attendu à 10,5 milliards de dollars sur l’année 2006, en augmentation de 23,7 % par rapport à 2005. Ses bénéfices, eux, sont estimés à 180 millions de dollars par les analystes, soit la moitié du résultat net de l’année précédente, alors que les bénéfices avaient déjà accusé un recul de 39 % entre 2004 et 2005. Dans le même temps, le cours de l’action sur le Nasdaq a chuté de 17 % entre janvier et décembre 2006, marquant même un effondrement de 45 % entre le niveau du titre au début de l’année et celui de son plus bas, en juillet.
Amazon, en tant que cybermarchand, occupe un marché qui arrive progressivement à maturité, sur lequel les marges rejoignent celle de son marché de référence, celui de la distribution classique. Ainsi, sur les quatre derniers trimestres, sa marge opérationnelle ressort à un peu plus de 4 %, contre 5,9 % pour Wal-Mart, par exemple. A ce titre, l’entreprise n’est plus considérée comme une valeur de croissance, l’état de grâce dont bénéficient les dotcoms est terminé pour elle. Et si le price earning ratio (PER) pour le site (rapport cours de Bourse / bénéfice net par action) tourne encore autour de 50 en 2007 (à titre de comparaison, le PER 2007 de Google s’établit autour de 35), c’est que Amazon reste leader sur son secteur, et surtout se situe à la pointe en matière de technologies e-commerce.
Technologie. Le mot est lancé. Amazon est une valeur avant tout technologique. Jeff Bezos, fondateur de la société, ne déclarait-il pas à Business Week, en 2003, “ce qui nous fait lever le matin et nous fait rester ici jusque tard la nuit, c’est la technologie” ? De fait, depuis cette époque, Amazon investit chaque année en contenu et en technologie (matériels, embauches) plus de 200 millions de dollars. La société a même explosé ses dépenses en 2006, à 485 millions de dollars (+ 52 % sur un an) ! Jeff Bezos a d’ailleurs annoncé, après les résultats du troisième trimestre, une réduction de ses dépenses dans le domaine technologique. Une baisse qui a été bien accueillie par les investisseurs. C’est en effet ce qui les échaude le plus, ne voyant pas de retour sur investissement à court terme et se demandant où Amazon veut en venir.
En fait, cela fait des années que Jeff Bezos annonce où il veut en venir. “Les services pourraient devenir notre activité première”. Technologie et services : c’est ainsi que sont nés en 2002 les web services d’Amazon, des applications Web pouvant interagir dynamiquement avec d’autres programmes, et sur lesquelles les développeurs peuvent s’appuyer pour bâtir de nouvelles applications adaptées à leur activité. A l’heure actuelle, plus de 180.000 développeurs conçoivent des solutions et des sites à partir des web services d’Amazon.
Cela fait longtemps qu’Amazon n’est plus un simple magasin de produits culturels en ligne. Amazon est devenu une plate-forme technologique, et c’est cette compétence que l’entreprise cherche à monétiser, en prenant en charge les opérations en ligne d’autres distributeurs, comme Target, en louant une partie de ses serveurs et de ses capacités informatiques, en ouvrant la porte de ses programmes aux développeurs, etc. La société fait la même chose offline, en proposant aux sites marchands de sous-traiter leur logistique ou en mettant à disposition une partie de ses 20 centres logistiques, qu’elle a patiemment construit pour environ 300 millions de dollars.
Alors, certes, 70 % du chiffre d’affaires d’Amazon est encore réalisé sur les produits culturels (livres, musique, DVD…). Si on se limite à cette grille d’analyse, Amazon est un cybermarchand, point à la ligne. La part des web services dans le chiffre d’affaires est pour l’instant infime. Parallèlement, leur coût de distribution l’est aussi dans la mesure où l’infrastructure matérielle et logicielle est existante. Mais les retombées sont également indirectes : via ses web services, Amazon aide considérablement son réseau d’affiliés à générer des ventes, par exemple. Et les entreprises qui ont recours aux web services pour appuyer leur business peuvent ensuite vendre leurs produits sur Amazon Marketplace (sur laquelle le site prélève entre 6 et 15 % de commissions), ou devenir partenaires du site dans certaines catégories. Amazon devient ainsi la plate-forme technologique du e-commerce américain, et se nourrit des réussites qu’elle rend possibles. En tous les cas, Jeff Bezos voit dans le développement de ces activités un gisement de croissance plus important que dans la distribution en ligne.
Par conséquent, à la question : faut-il plutôt considérer Amazon comme l’un des géants de l’Internet, au même titre que Yahoo et Google, auxquels son nom est souvent accolé, ou comme le Wal-Mart du 21ème siècle ? La réponse serait plutôt … comme le futur Microsoft de l’e-commerce. Ce qui correspond du moins à la vision de son dirigeant.
Une hypothèse qui donne envie de se replonger dans l’historique des transformations de ce pilier du Web, et d’en savoir un peu plus sur ces fameux web services. Le JDN vous propose donc de revenir sur les lancements et les diversifications de ces dernières années, à travers les catégories marchandes, les services connexes, et bien sûr, les web services.
