LogicaCMG vend les Télécoms. February 26, 2007
Posted by josephcargo in Développement, Entreprises, France, IT Services, Offshore, Software, Technologie, Web, ingénierie.add a comment
LogicaCMG company va vendre sa division Télécoms à un consortium emmené par l’Irlandais Atlantic Bridges Ventures et Lary Quinn, l’ancien CEO de Logica Mobiles, pour un montant de environ 392 M€. La nouvelle entité, qui poursuivra sa collaboration avec la SSII, prendra le nom d’Acision.
LogicaCMG souhaite se recentrer sur son activité de services informatiques.
Une bonne occasion pour Acision qui reste peu présente sur le continent américain ainsi qu’en Asie et dans le Pacifique, des régions qui représentent dorénavant le coeur du marché du SMS.
Ingénieurs Marocains : C’est le moment de faire sa carrière au Maroc! February 6, 2007
Posted by josephcargo in Conseil, Développement, France, IT Services, Maroc, Offshore, Politique, ingénierie.19 comments

J’avais lu un article assez affriolant dans la revue informatique « 01 Informatique » N° 1889 du 26/01/2007. L’article parle de cette stratégie dite « volontariste » du Maroc à attirer plus les SSII françaises. Celle-ci entraîne dans leur sillage des informaticiens qui donnent ainsi un nouvel élan à leurs parcours professionnels.
Plus qu’un exemple peut prouver cette volonté chez les jeunes marocains qui ont étudié en France et y ont effectué peut être une longue période de leur carrière. L’exemple de M.Hassan Abdellaoui ne va pas loin de ce choix, un centralien qui est nommé patron de la nouvelle filiale marocaine de la SSII française Telys. Pour lui, son objectif est atteint : « Revenir au Maroc tout en gardant un pied en France.».
Dans ce contexte du recrutement des jeunes diplômés qui ont effectué leurs études à l’étranger, les ingénieurs qui ont étudié au Maroc s’en sortent plutôt bien dans la plupart des cas. C’est vrai qu’il y a seulement chaque année 4400 jeunes diplômés des écoles d’ingénieurs marocaines (En Tunisie, 5000 ingénieurs informaticiens par an ! mais pas forcement la même qualité de la formation au Maroc.), et globalement pas toutes sont destinées à l’informatique. De ce fait, le gouvernement actuel sous la présidence de M.Jettou, a lancé un projet ou plutôt un programme baptisé « Emergence » qui prévoit porter le chiffre global des ingénieurs diplômes en 10000 dans l’horizon de l’année 2012. Malgré que ce programme, ne prévoie pas forcement la création de nouvelles écoles d’ingénieurs, du coup, on peut présumer que l’application du programme reste assez délicate en sachant qu’il y a seulement une dizaine d’écoles d’ingénieurs au Maroc.
La perspective du gouvernement Marocain, et surtout des ingénieurs ayant des décisions politiques et économiques dans le pays, ne s’arrête pas à ce point, le lancement dans la création de Casashore peut nous démontrer ce rigide engagement. Avec une superficie de plus de 53 hectares, 60000 emplois seront crées, avec déjà 70% des locaux qui ont été réservé par :
- Unilog : même si que le 1er juillet 2006, Mohammed Lakhlifi a inauguré un espace tout neuf dans un autre centre d’affaires de Casa.
- Capgemini : après de longs mois de tergiversations et de palabres, le géant français attend la livraison des locaux pour le mois de juillet prochain.
- Mais aussi, BNP Paribas, Axa…
Il reste à signaler que revenir au Maroc pour un ingénieur Marocain ayant une carrière étrangère, c’est accepter de diviser son salaire par deux ! Mais une expérience en France peut contribuer dans l’évolution assez rapide en terme d’hiérarchie dans l’entreprise.
Mais ce qui compte essentiellement dans le lancement de ces programmes du gouvernement marocain, ce n’est pas ni le nombre de débouchés ni le fait d’attirer le maximum d’entreprises étrangères, mais l’important c’est de :
- Se focaliser plus sur les relations clients et plus précisément sur les nouveaux concepts de l’intégration de l’entreprise sur le marché (ERP, CRM, EAI, DSI…) et ne pas offshorer juste pour exploiter des architectes logiciels qui interviennent sur des architectures web et des applications informatiques (avec des salaires qui ne dépassent pas 800€Net/mois pour les débutants). En fait cela reste le rôle essentiel de l’état Marocain, car au Maroc, on a l’impression que ces SSII françaises font ce qu’ils veulent dans l’horizon de leur propre profit et non pas l’économie Marocaine qui ne semble pas avoir la force suffisante pour décoller sans atterrir à chaque perturbation !
- L’état doit faire valoir les capacités et les atouts de l’ingénieur Marocain qui le font exploiter en vue d’un meilleur rendement dans une entreprise. Pour cela, et vu le niveau de vie assez cher à Casablanca et à Rabat, ce développeur de Bac+5 doit toucher une fourchette de salaires de 20400€ brut par an. C’est dans ce contexte que l’état doit rassurer une bonne gestion de ses ressources humaines en faveur d’un bon lancement du pouvoir d’achat et donc d’une économie qui s’améliore en se basant plus sur l’expansion des ressources de produits (fournisseurs). C’est bien l’échelle économique qui doit être visé et non plus le nombre d’employés qui doivent être embauchés !
- L’état semble nonchalant vis-à-vis de ce que ces boites informatiques françaises sont entrain de faire. En d’autres termes, tant que l’économie marocaine va mal, tant qu’on est censé de bien réfléchir et relater ainsi tous les points essentiels qui doivent nous servir pour prendre de bonnes décisions. Pour cela, alors que la tendance en Europe et particulièrement en France, est devenu de plus en plus penchée vers le coté humain, on voit nos amis français au Maroc sont entrain de ne pas donner suffisamment de valeur à cet aspect alors que c’est bien le plus important. Le management Marocain, ou plutôt le Management au Maroc est beaucoup plus loin des attentes de toute cette jeunesse qui attend être bien assurée de tous les cotés. C’est un vrai problème, je ne peux pas vous dire le mot exactement, mais les SSII françaises implantées au Maroc ne valorisent pas l’aspect humain de leurs employés. Le Management se rétrécie sur le fait que c’est simplement de la gestion des projets, des risques, et le contrôle de délais. Alors là, vous pouvez me poser la question sur les RH et leurs rôles ? Sachez que le métier d’un manager est beaucoup plus loin en matière d’apports de motivation et de savoir faire par rapport aux RH. Les départements des RH au Maroc dans ces boites, ne font que de la gestion de la paie et du recrutement. Autre chose ou rôle, je ne crois pas pouvoir vous le dire, car j’ai l’impression qu’il n’en existe pas.
Bref, j’ai peut-être d’autres points à évoquer, mais vu que je dois aller dormir maintenant, j’ai qu’une seule chose à rajouter. L’offshore au Maroc, c’est profiter plus d’une multitude de talents en n’apportant pas grande chose à l’économie nationale mais au contraire, les dépenses (paie, électricité, eau potable, location, etc.) au Maroc sont « bon marché ». Bref, pourquoi les PME de l’hexagone n’en profitent pas alors !