Ingénieurs Marocains : C’est le moment de faire sa carrière au Maroc! February 6, 2007
Posted by josephcargo in Conseil, Développement, France, IT Services, Maroc, Offshore, Politique, ingénierie.trackback

J’avais lu un article assez affriolant dans la revue informatique « 01 Informatique » N° 1889 du 26/01/2007. L’article parle de cette stratégie dite « volontariste » du Maroc à attirer plus les SSII françaises. Celle-ci entraîne dans leur sillage des informaticiens qui donnent ainsi un nouvel élan à leurs parcours professionnels.
Plus qu’un exemple peut prouver cette volonté chez les jeunes marocains qui ont étudié en France et y ont effectué peut être une longue période de leur carrière. L’exemple de M.Hassan Abdellaoui ne va pas loin de ce choix, un centralien qui est nommé patron de la nouvelle filiale marocaine de la SSII française Telys. Pour lui, son objectif est atteint : « Revenir au Maroc tout en gardant un pied en France.».
Dans ce contexte du recrutement des jeunes diplômés qui ont effectué leurs études à l’étranger, les ingénieurs qui ont étudié au Maroc s’en sortent plutôt bien dans la plupart des cas. C’est vrai qu’il y a seulement chaque année 4400 jeunes diplômés des écoles d’ingénieurs marocaines (En Tunisie, 5000 ingénieurs informaticiens par an ! mais pas forcement la même qualité de la formation au Maroc.), et globalement pas toutes sont destinées à l’informatique. De ce fait, le gouvernement actuel sous la présidence de M.Jettou, a lancé un projet ou plutôt un programme baptisé « Emergence » qui prévoit porter le chiffre global des ingénieurs diplômes en 10000 dans l’horizon de l’année 2012. Malgré que ce programme, ne prévoie pas forcement la création de nouvelles écoles d’ingénieurs, du coup, on peut présumer que l’application du programme reste assez délicate en sachant qu’il y a seulement une dizaine d’écoles d’ingénieurs au Maroc.
La perspective du gouvernement Marocain, et surtout des ingénieurs ayant des décisions politiques et économiques dans le pays, ne s’arrête pas à ce point, le lancement dans la création de Casashore peut nous démontrer ce rigide engagement. Avec une superficie de plus de 53 hectares, 60000 emplois seront crées, avec déjà 70% des locaux qui ont été réservé par :
- Unilog : même si que le 1er juillet 2006, Mohammed Lakhlifi a inauguré un espace tout neuf dans un autre centre d’affaires de Casa.
- Capgemini : après de longs mois de tergiversations et de palabres, le géant français attend la livraison des locaux pour le mois de juillet prochain.
- Mais aussi, BNP Paribas, Axa…
Il reste à signaler que revenir au Maroc pour un ingénieur Marocain ayant une carrière étrangère, c’est accepter de diviser son salaire par deux ! Mais une expérience en France peut contribuer dans l’évolution assez rapide en terme d’hiérarchie dans l’entreprise.
Mais ce qui compte essentiellement dans le lancement de ces programmes du gouvernement marocain, ce n’est pas ni le nombre de débouchés ni le fait d’attirer le maximum d’entreprises étrangères, mais l’important c’est de :
- Se focaliser plus sur les relations clients et plus précisément sur les nouveaux concepts de l’intégration de l’entreprise sur le marché (ERP, CRM, EAI, DSI…) et ne pas offshorer juste pour exploiter des architectes logiciels qui interviennent sur des architectures web et des applications informatiques (avec des salaires qui ne dépassent pas 800€Net/mois pour les débutants). En fait cela reste le rôle essentiel de l’état Marocain, car au Maroc, on a l’impression que ces SSII françaises font ce qu’ils veulent dans l’horizon de leur propre profit et non pas l’économie Marocaine qui ne semble pas avoir la force suffisante pour décoller sans atterrir à chaque perturbation !
- L’état doit faire valoir les capacités et les atouts de l’ingénieur Marocain qui le font exploiter en vue d’un meilleur rendement dans une entreprise. Pour cela, et vu le niveau de vie assez cher à Casablanca et à Rabat, ce développeur de Bac+5 doit toucher une fourchette de salaires de 20400€ brut par an. C’est dans ce contexte que l’état doit rassurer une bonne gestion de ses ressources humaines en faveur d’un bon lancement du pouvoir d’achat et donc d’une économie qui s’améliore en se basant plus sur l’expansion des ressources de produits (fournisseurs). C’est bien l’échelle économique qui doit être visé et non plus le nombre d’employés qui doivent être embauchés !
- L’état semble nonchalant vis-à-vis de ce que ces boites informatiques françaises sont entrain de faire. En d’autres termes, tant que l’économie marocaine va mal, tant qu’on est censé de bien réfléchir et relater ainsi tous les points essentiels qui doivent nous servir pour prendre de bonnes décisions. Pour cela, alors que la tendance en Europe et particulièrement en France, est devenu de plus en plus penchée vers le coté humain, on voit nos amis français au Maroc sont entrain de ne pas donner suffisamment de valeur à cet aspect alors que c’est bien le plus important. Le management Marocain, ou plutôt le Management au Maroc est beaucoup plus loin des attentes de toute cette jeunesse qui attend être bien assurée de tous les cotés. C’est un vrai problème, je ne peux pas vous dire le mot exactement, mais les SSII françaises implantées au Maroc ne valorisent pas l’aspect humain de leurs employés. Le Management se rétrécie sur le fait que c’est simplement de la gestion des projets, des risques, et le contrôle de délais. Alors là, vous pouvez me poser la question sur les RH et leurs rôles ? Sachez que le métier d’un manager est beaucoup plus loin en matière d’apports de motivation et de savoir faire par rapport aux RH. Les départements des RH au Maroc dans ces boites, ne font que de la gestion de la paie et du recrutement. Autre chose ou rôle, je ne crois pas pouvoir vous le dire, car j’ai l’impression qu’il n’en existe pas.
Bref, j’ai peut-être d’autres points à évoquer, mais vu que je dois aller dormir maintenant, j’ai qu’une seule chose à rajouter. L’offshore au Maroc, c’est profiter plus d’une multitude de talents en n’apportant pas grande chose à l’économie nationale mais au contraire, les dépenses (paie, électricité, eau potable, location, etc.) au Maroc sont « bon marché ». Bref, pourquoi les PME de l’hexagone n’en profitent pas alors !
Salut Youssef,
Merci pour tes compléments vs. l’article de 01 Informatique.
Alors, si le marché est si juteux, tu vas au Maroc monter le Cap Gemini de l’Afrique ou tu décides de faire carrière en France pour ensuite prendre des responsabilités au Maroc?
Jeremy
Salut Jeremy,
ça me fait du plaisir de te revoir sur ce Blog.
Exactement et comme tu viens de le dire Jeremy, le marché semble assez juteux, les entreprises s’installent de plus en plus “fort” en matière de présence sur le marché. Bref, l’entreprise que je compte installer au Maroc semble avoir quelques anicroches au début d’autant que le taux de l’implémentation des entreprises étrangères ainsi que la création des start-up est bien considérable, ce qui donne une vraie concurrence sur le marché et ce qui me pousse en même temps de bien réfléchir sur les objectifs même de mon entreprise censés d’être atteints (voire les fonctionnalités !), et du coup réussir au minimum de s’implanter sans dresser les cheveux sur la tête.
Après, Wé, pourquoi pas viser un peu plus haut, servir la patrie, avoir ce poste politique qui va me donner un certain nombres de décisions pour mener à bien l’économie Marocaine.
Mon but, c’est évoluer, bousculer, faire, agir, réformer, éradiquer toute souillure qui peut entraver la bonne “évolution” et continuité de l’économie Marocaine.
Je crois savoir que j’aurai besoin de tes conseils et peut être tes “directives” (au sens de conseil B2B) quand je compterai faire cela dans le long terme
Et finalement en revenant toujours sur le slogan des Echos :”Pour mieux comprendre la politique, il faut d’abord comprendre l’économie”, je ne suis pas sûr que c’est la bonne phrase, mais bon le sens ça tient !
Bonne soirée Jeremy
Merci pour ta réponse Youssef. “Bousculer, faire, agir”, ce sont des mots qui me plaisent. Avec plaisir si je peux faire quelque chose au moment venu, et même te conseiller mais je crois que j’aurais malheureusement bien peu de choses à t’apprendre au jour d’aujourd’hui.
On en reparle dans la semaine! @+
Ah oui Jeremy bien sur, j’aimerai bien qu’on en discute si tu as un peu de temps au cours de la semaine. Ca me fait plaisir sachant que j’aime bien tes interventions soit dans ton Blog, ou bien à la classe.
Bonne filière et @++
Salut youssef,
A mon avis le faite de favoriser les sociétés de services comme les SSII français au maroc ne va pas porter grand chose à l’économie marocain , car économiquement parlant le secteur des services en général ne crée pas de la richesse et ne fait que échanger la plue-value entre les sociétés de services(les seuls bénéficiaires) à l’inverse de l’industrie qui crée la plus-value et la richesse, la création de la plue-value c’est très important pour l’etat surtout pour les pays sous développé comme le maroc.
Hey Khalid,
Cela a l’air d’être marxiste si je me souviens de cette survaleur que tu en parle. Bref et d’après une ressource bien authentifiée, cette valeur est égale à la quantité de travail moyen incorporé dans le surproduit, le surproduit étant la composante du produit résultant de la période de surtravail. Mais bon , dire que la création de la plus-value est “importante” pour l’économie marocaine, je te demande bien en aller plus loin
, car je vois pas est-ce la maximisation de la plus-value, qui est considérable ?
En d’autres termes, pour aller plus loin, la plus-value reflète le travail non payé accompli par un employé dans une entreprise, cela entraine bien naturellement l’accumulation du capital? Bref, on voit bien là que la survaleur a toujours une affinité étroite avec le travail impayé de l’employé.
Bonne soirée Khalid.
Donc rectification , je voulais dire par plus-value la richesse c ma propre plue-value(la plue-value de khalid) et non celle de Karl MARX, donc il falait mieux que je la renomme autrement…!, et je n px pas trouver mieux que le mot richesse…
Bonne soirée youssef
Ah comme ça on a bien compris ce que tu voulais dire Khalid. Oui tu as parfaitement raison, les services de l’offshore, n’apportent plutôt pas grande chose à l’économie nationale. Du travail, mais quel travail ? Ce qui nous intéresse c’est bien la richesse de l’économie qui peut encore assurer du travail et du pouvoir d’achat aux marocains et non pas du travail qui ne va pas faire de différence entre un chômeur et un salarié. Car il existe plus de 70% des marocains qui travaillent, et qui se trouvent mal à gérer leur situation sociale, et cela est grave. Lorsque le gouvernement fait accepter l’implantation d’une filiale d’une PME chez nous au Maroc, il ne parle que du nombre des gens qui vont travailler et il ne soucie plutôt pas des conditions de leur travail et de l’accommodation de leurs salaires ou rémunérations avec le niveau de vie élevé au Maroc.
Aprioris, au Maroc, il nous reste encore un grand effort à donner pour valoriser l’employé en tant que partie intègre du processus économique et non pas une machine qu’on fabrique avec!
Bonjour,
J’ai lu avec un grand intérêt votre article sur Casa-shore, ainsi que les commentaires qui vont avec. Je dois dire que c’est une vision assez pragmatique de la réalité économique marocaine mais surtout des enjeux politiques qui la sous-tendent.
Moi je pense que la stratégie offshoring du Maroc a plus pour finalité (a long terme) de créer une image de marque en positionnant le Maroc comme un pôle d’excellence régional que de drainer dans l’immédiat des effets d’entraînement sur l’économie.
Aussi, est il important de rappeler qu’un projet d’une telle envergure permettra a notre pays de juguler la fuite de ses cerveaux surtout au Canada.
Le msg que je veux passer est clair : Notre pays évolue, à petit pas, certes, … mais ça bouge quand même.
Saad,
L’offshoring a bien montré sa puissance dans plusieurs économies mondiales, on peut citer parmi elles, l’Inde, la Chine et bien d’autres pays. Cependant, il reste à signaler que l’offshoring reste parmi les étapes préliminaires et parfois cine qua none pour le vrai démarrage d’une économie comme celle du Maroc. Si on ne supérvised’une manière draconienne les offres d’appel qui nous parviennent de l’étranger et esseciellement de la France, on ne peut rien pour notre économie. Cela veut dire que l’offshore doit devenir une vraie machine du développement économique et donc social de notre pays. Mais ce qu’on voit, c’est le gouvernement marocain offre aux pays développés une vraie chance de développement pour eux et même de création de richesse si leurs centres de services marchent parfaitement au Maroc, ce qui est d’ailleurs vrai dans presque tous les cas.
Je peux citer plusieurs exemples d’entreprises françaises qui ont un énorme retour sur investissement sans créer une vraie plus-value dans notre économie nationale. Certes, la création d’emplois est une des pilliers pour notre développement à tous les niveaux, mais cela reste pas très pertinent, pourquoi ? Car on ne donne pas intérêt au développement social, et donc au développement humain. Comme exemples on peut citer le pouvoir d’achat et non pas le fait que la vie est chère pour parler plutot concrétement. Un ingénieur ne peut ésperer de gagner bien sa vie en touchant une fourchette qui ne dépasse pas les 8000dhs ou même les 10000dhs. Car dérière ce montant il y a toute un pouvoir d’achat, des conditions de vie, de travail, une socièté pas très culturelle etc. Ce qui rend les gens entrain d’éspèrer des postes qui peuvent leur mener à bien leur vie mais aussi leur travail. Et c’est là que le gouvernement doit jouer un rôle en incitant ces entreprises qui réalisent des profits colossales de bien payer nos ingénieurs et nos employés. On ne peut pas accepter l’installation d’une entreprise comme Unilog qui a réalisé plus de 40% dans la réduction de ses frais d’investissement sans ajouter une valeur économique juste et forte dans le processus économique du Maroc.
Saad, tu as parfaitement raison lorsque tu dis que ça bouge, mais justement, économiquement je suis persuadé même si c’est très lent. Mais le pire à dire, c’est que ça bat en retraite socialement et cela qui est le plus grave.
C’était moi Saad, joseph cargo, sauf j’ai oublié le mot de passe de mon blog et du coup, j’ai participé en tant que “not administrator”
A+
bonjur ca va bien je suis profeseur carlage artisanal et artiste carlage web http://www.horscane.photosite.com web http://www.zellayjiart.photosite.com web http://www.mbouslahmi.photosite.com j’espere faire affaires carlage artisanal je suis content nous comencer comication *msn migosscan@hotmail.com telephone portable- 21265994878 a bientot .bonne joure toujours
mhammed, je voudrai bien savoir ce que tu veux dire, car je ne vois pas le lien avec le sujet ci-dessus ! En tout cas, tu peux me contacter sur mon mail qui est sur l’onglet “contact” si tu as besoin de savoir quelques choses.
A+
salam all,
je voulais rebondire sur la dernière partie de ton billet, la ou tu parle du coté humain, c’est vrai que ce coté et complétement oublier par les entreprises qui veulent s’installer au maroc, et je l’ai remarqué au cours des différents entretiens que j’ai passé pour pouvoir entrer au maroc, on a l’impression que les entreprises étrangères ont repris le même méchanisme en terme de RH qui existe dans les boites marocaines , ce qui est désolant , ça rappel aussi la période des années 50 dans les pays européen, ou les gens cherche juste à travailler sans se soucier du coté humain , qui peut faire évoluer l’etat d’esprit ainsi que la motivation au travail plus que le salaire lui même.
cette absence de l’humanisme de ces entreprises montre clairement qu’ils sont la pour faire des bénifices colossale sans se soucier de leur employers. j’espere on tous cas qu’il y aura une vrai réaction sociale de la part du gouvernement marocain, si non ça va être de l’exploitation partout.
Bien dit Omar, effectivement, c’est le rôle du gouvernement qui doit s’imposer sinon, rien ne sera bien foutu voire amélioré dans l’avenir.
salut youssef.
je suis ZINEB, j’ai 16 ans, je vie au maroc et je suis une étudiante en 1 ère ANNEE BAC SC MATHS et je compte “inchallah” étudiée l’ingénierie en france. je suis une fille qui aime faire des connaissances avec des ingénieurs, pour avoir des informations suis trés heureuse que des ingénieurs marocains pensent à leur pays et c’est votre cas et j’éspère que vous allez venir au maroc parcequ’il a besoin de personnes comme vous.
je suis simo de casa,j’ai 23 ans je suis élève ingénieur en 2ème année d’une école d’ingénieurs marocaine,je voudrai faire une carrire à canada,je veux avoir des informations à propos……
et j’aimerai bien profiter des différentes expériences de nos amis les ingénieurs la bas
salam malikoum, abudul lila
Je cite “Il reste à signaler que revenir au Maroc pour un ingénieur Marocain ayant une carrière étrangère, c’est accepter de diviser son salaire par deux !”. Are you crazy man?
Qui ce con qui veux revenir dans un bled pourri, pour gagner la moitié?
Il y as des jobs qui font gagner plus de 1,000,000EUR. Peut tu me dire, si possible, combien d’annee faut il pour le gagner dans cette poubelle de pays?
Il fadra se reveiller un jour!! Pietre en 3009